Mobilisation : non au démantèlement de Cap Berriat

Cette page vient compléter la campagne que nous lançons sur la plateforme Change pour une mobilisation de soutien à notre projet.
Nous vous proposons donc une version un peu plus longue du texte de la pétition, pour mieux entrer dans les détails et vous permettre de mieux appréhender les difficultés auxquelles sont confrontée notre association Cap Berriat et la pépinière.

N’hésitez pas à aller signer la campagne sur le site !

D’avance merci.

Pour que le projet de Cap Berriat ne soit pas démantelé petit bout par petit bout

Rappel de qui nous sommes, de ce que nous faisons…
Et ce que nous aimerions pouvoir continuer à faire !

Cap en quelques chiffres : 52 ans d’existence, un travail de mobilisation sur des questions de société et de citoyenneté auprès d’environ 400 jeunes dans des lycées et dans l’espace public, 350 jeunes accompagné.e.s sur des projets dans de multiples domaines (solidarité locale ou internationale, culture, sport, citoyenneté (…), 100 emplois équivalent temps plein accompagnés à la création ou à la pérennisation tous les ans, une vingtaine de formation de bénévoles et pleins d’autres actions chaque année. Dont évidemment une pépinière d’associations portées par des jeunes qui rassemble près de 200 associations, disposant d’une boite aux lettres, ou d’un accès aux salles de réunion, d’activités, de matériel bureautique ou scénique ou de bureaux.

Tellement de projets qui structurent et animent aujourd’hui la ville et l’agglo sont passés par Cap Berriat au début de leur histoire, que ce soit pour un rendez-vous d’accompagnement, la mise à disposition d’un bureau ou d’une salle d’activité… Ne pouvant lister tout le monde, citons tout de même Hadra, la Bifurk, le café le Barathym, l’éléfan… Et des centaines d’autres chaque année…

Pour soutenir toute cette richesse humaine, l’accompagnement de notre équipe est fondamental mais le lieu est lui aussi essentiel.

Au fil du temps nous avons développer quelques convictions :

  • L’engagement des jeunes passe souvent par de l’action et la recherche de solutions concrètes.
  • Il se fait souvent, au démarrage, à partir de collectifs affinitaires entre ami.e.s et privilégient souvent la forme associative.
  • Alors que le fatalisme est très présent ds notre société, nous constatons que notre projet et notre lieu permet de la mise en mouvement. Cette mise en action est fragile.

Un lieu pour croire que c’est possible, pour rencontrer des personnes venant d’horizons divers et surtout pour héberger et lancer son projet lorsqu’on l’a structuré dans un cadre associatif est quelque chose d’essentiel à garder dans notre ville.

Rappel de la situation

Cela fait 10 ans que Cap Berriat travaille à son relogement au 24 bis rue Ampère (le Brise Glace, un ancien squat d’artistes). Le projet a été construit autour du relogement de notre association et de son expertise, selon la configuration suivante : un espace café-restauration sur le bas pour un accueil convivial et une ouverture sur le quartier, un étage pour l’équipe de Cap Berriat, un autre pour la pépinière d’associations, et un dernier avec d’autres partenaires culturels et la Ville. Ce projet avait déjà à l’époque l’objectif de soutenir les petites associations portées par des jeunes – actuellement, ce besoin est encore plus important.

 

Aujourd’hui ce projet qui nous a mobilisés pendant plusieurs années est en danger !

L’actuelle municipalité nous a demandé plusieurs renoncements :

  • abandon de l’espace accueil restauration sur le bas du bâtiment,
  • démantèlement de la pépinière associative éclatée sur plusieurs niveaux et surtout réduction des deux tiers de son volume !
    16 postes de travail proposés contre 45 sur notre lieu actuel !

Des inquiétudes fortes !

Au-delà de ces renoncements qui sont des faits, la situation génère pour notre association plusieurs inquiétudes :

  • Quel contrôle de la ville sur la liste des associations hébergées (alors que la Ville nous pousse à « sélectionner » les associations pertinentes pour le lieu en fonction de ses propres critères) ?
  • Pourrons-nous garder-sur le long terme-notre capacité actuelle d’accueil 24/24 et 7j/7 (qui va gérer la sécurité ? quid de la souplesse ?…)
  • Pourrons-nous continuer à soutenir des pratiques alternatives et contre-pouvoirs citoyens dans un bâtiment ville ?
  • Quel lieu pour soutenir l’engagement associatif des jeunes ? Quelles possibilités d’engagement en dehors du service civique ? Et notamment pour celles et ceux pour qui les dispositifs et cadres institutionnels ne conviennent pas toujours ?
  • Quels croisements possibles entre publics et secteurs d’activités différents, quelles complémentarités créer quand la réponse qui nous est proposée est une proposition de relogement des associations par pôle thématique ?

Notre demande

Nous demandons, par conséquent, et face aux besoins que nous pouvons constater tous les jours, de pouvoir garder un lieu qui nous permettrait :

A minima :

  • de conserver le volume actuel d’associations hébergées.
  • de préserver l’accessibilité et de garantir la souplesse de fonctionnement.

Si possible :

  • d’aménager de nouveaux espaces de créations et de pratiques.

Nous demandons plus globalement que les lieux collectifs et autonomes puissent continuer à exister dans notre ville !

Ce que nous défendons

Il nous faut être très nombreux pour montrer la force du réseau associatif grenoblois et les connexions entre nous. Défendons les idées suivantes :

  • l’engagement, et en particulier l’engagement des jeunes, ne s’effectue pas que dans des dispositifs institutionnels tel que le service civique. Les associations sont des espaces pour se construire, apprendre, militer, revendiquer et faire entendre ses convictions et propositions.
  • la vie associative ne doit pas s’organiser en fonction de l’organisation administrative : les structures internationales avec les structures internationales, les culturelles avec les culturelles (etc..), nous défendons l’intérêt des croisements entre des mondes, des projets, des thématiques.
  • la vie de notre ville ne doit pas s’organiser simplement en fonction des priorités fixées par les élu.e.s mais que la vie associative possède sa propre expertise

Comment nous soutenir ?

Ancien.ne.s de Cap Berriat, accompagné.e.s et hébergé.e.s actuel.le.s ou tout simplement partenaires et sympathisant.e.s, nous vous demandons votre soutien.
Ce soutien pourra se manifester de plusieurs façons et si possible les 3 :

  • Signer cette lettre de soutien et cette revendication
  • Effectuer un témoignage de ce que vous a apporté notre structure et aussi de ce que vous pensez qu’elle apporte à la ville de Grenoble
    (inspiration disponible sur demande en écrivant à mobilisation@cap-berriat.com)
  • Nous rejoindre lors de la journée du 1er juillet, « Save The Pép » qui verra se tenir notre AG le matin et participer avec nous à un événement de valorisation / mobilisation l’après-midi !

D’avance merci !

L’équipage de Cap Berriat