Si l'instruction civique et l'instruction morale sont étroitement associées dans les programmes de l'École, c'est précisément parce que le futur exercice de la citoyenneté s'articule avec ce qui relève des devoirs moraux indispensables à toute vie sociale.
Lire le bulletin officiel sur le site de l'éducation nationale sur le lien ci dessous
http://media.education.gouv.fr//file/31/32/6/BO_MEN_01-09-11_190326.pdf
Ah ! comment faire autrement que de “sacrifier” des lignes normalement dédiées aux politiques jeunesse, pour diffuser les nobles objectifs que se fixe, que nous fixe, Luc Chatel, en matière d’éducation à la citoyenneté. Enfin, le gouvernement...
Dans le bassin grenoblois, des jeunes porteurs de projets font vivre le territoire par les activités qu’ils développent, les emplois qu’ils créent ; ils dynamisent leur quartier au travers d’actions diverses, accessibles, ouvertes, à la fois, sur le monde et dans un rapport de proximité… Ils innovent par leur manière de faire du lien social, de la culture, de la démocratie… Ils sont dans le faire, ils agissent par envie et plaisir mais aussi par conviction ; par conviction que la cité peut se vivre autrement.
Mais, quand au détour d’une réunion publique, ces acteurs associatifs et culturels interpellent les élus politiques locaux sur leur agonie, la réponse est toute trouvée : “ Ce n’est pas à cause de nous, on n’y peut rien, c’est la faute de l’Etat. ” Ils ont les mains liées faute de budget ! Mais ils pourraient quand même lever le poing!
Grâce à la LOPPSI 2*, on passe de la protection des biens et des personnes à la présomption de culpabilité de grand banditisme de chacun d’entre nous. Merci chers ministre, merci président !
Ce texte s’appuie sur les rapports de police et de gendarmerie en matière de lutte contre la criminalité et la délinquance et ses bons résultats.
Les Mille et un sentiments…
Le Premier, Souvent quand j’entends parler de liberté d’expression de communication, et de tout ce qui devrait être la voie de la raison, de la paix,du progrès, des projets..., en tant que jeune, j’ai l’impression de rêver éveillé. La jungle d’idée qui est en moi a du mal à s’épanouir faute d’aides, de moyens, de sécurité par rapport à l’avenir. A chaque fois que je prépare une "Nouvelle", je me dois de faire toute une gymnastique pour voiler le message, ça le dénature et c’est ce qui fatigue le plus. Il est vital pour moi de trouver l’espace et l’assurance, afin de présenter la vie, la vraie, sur les planches. D’une manière artistique, sans pour autant la bafouer, car la peur est là ! "Juste en face de vous, public !". Il est ma raison de vivre. Ma responsabilité envers lui, c’est le message que je dois lui passer,alors si je lui passe un message de paix, j’aurai participé à la construction d’un monde sans guerre. C’est la raison mère, mon unique motivation pour empêcher cette espèce de fuite vers l’avenir. Ce n’est nullement la misère, ni la persécution, c’est plutôt l’envie de « donner », d’écrire et de crier très haut, le mal-être de toute une génération en toute confiance et en toute quiétude, car nos jeunes aujourd’hui ont besoin d’amour.
MH
Si j’avais un rêve….
Si j avais un rêve, ces quelques lignes sortiraient de l’ombre, quitteraient ma feuille pour voyager à travers le monde, accompagnées de mon esprit car mon envie d’autres horizons grandit parmi ces bâtiments qui s’apparentent à une prison. Si j’avais un rêve, la paix ne connaitrait pas de trêve,la guerre serait un mot effacé du dictionnaire. On respecte nos frères sans vouloir leur marcher dessus,il n’y aurait plus d’argent, ni de pouvoir, c’est à cause d’eux qu’on s’entretue. Si j’avais un rêve, chacun marcherait sur le même pied d’égalité, il n’y aurait ni richesse ni pauvreté. Si j’avais un rêve, les relations humaines seraient basées sur l’entraide, que l’on s’aime et que l’on s’aide, sans attendre en retour que l’on nous cède quoique ce soit. Si j’avais un rêve, des associations comme Cap Berriat recevrait le prix Nobel de la solidarité pour les jeunes qu’ils aident à sortir de leur galère. Ce matin,je me suis levé et c’était toujours les mêmes cauchemars, enfermé dans ce système, semé de rêves illusoires. Voici quelques paroles un peu simplistes d’un jeune de 17 ans qui garde espoir, rêvant chaque jour pour éveiller le grand changement.
J.Rap
C’est bien connu, les jeunes ne s’investissent plus dans la vie de leur cité, celle-ci d’ailleurs ne leur demande pas. Et comme disait ce bon môsieur du débat sur les politiques régionales en faveur de la jeunesse à Bourg-en-Bresse : « je ne comprends pas, nous avons tout essayé ! »
Cap Berriat, comme bon nombre d’acteurs socioculturels, ne crée pas de l’activité que pour occuper ces jeunes désœuvrés qui ont les moyens d’avoir le temps de s’ennuyer ; qui ont le temps de se mêler de ces affaires qui ne les regardent pas comme la gestion du quotidien et de la misère par des hommes et des femmes d’Etat malheureusement trop peu compétents et trop peu concernés. On entend parfois : Cap Berriat, usine à bobos ! Il faut dire que ce qui nous intéresse, ce n'est pas l’origine des jeunes (surtout si elle justifie passe-droits et privilèges !), mais avant tout l’énergie qu’ils dégagent, l’avenir qu’ils inventent.
Certains ne peuvent penser la jeunesse qu’au travers de catégories poussiéreuses (jeunes de quartiers VS jeunes bourgeois). Une nouvelle manière de diviser pour mieux régner. Nous sommes fiers de penser que l’intelligence et l’énergie de la jeunesse sont contagieuses, qu’heureusement elles ne s’arrêtent pas aux frontières des quartiers, des revenus, des origines… et tout le Tamiflu du monde n’y changera rien. Cette énergie se trouve chez les jeunes de tous les territoires, de toutes les nationalités, de tous les milieux socio-professionnels. Tous ces jeunes construisent des projets de vie différents, le point commun aujourd’hui et surement demain est et sera leur précarité et leur misère.
Pourtant il n’y a pas des jeunes, il y a une jeunesse, à Villeneuve comme au jardin de ville, à Grenoble, à Dunkerque ou à Bratislava. Des jeunes issus des banlieues bourgeoises dont les parents cadres sup’ et techniciens territoriaux peuvent subvenir aux besoins en télécommunication et aux caprices de leurs chérubins (le club de foot, les cours de musique, l’Iphone ou l’abonnement à Politis) ces jeunes devraient choisir un métier, un vrai : avocat, garagiste ou fonctionnaire, quelque chose d’utile. Oui plutôt que de se soucier des affaires que personne ne peut comprendre, les enjeux globaux et financiers nous dépassant évidemment tous, plutôt que de perdre leur énergie à débattre de décision ou de position politique, plutôt que de réfléchir et d’imaginer des solutions durables, citoyennes, respectueuses d’un idéal démocrate : jeunes bobos levez vous tôt, vendez des voitures!
Cap Berriat n’accompagne pas les jeunes bobos mais panse les plaies de plus en plus profondes que cette époque laisse sur la jeunesse. Cap Berriat ne met pas de locaux à disposition de jeunes consommateurs de loisirs mais permet simplement l’émergence et l’existence d’initiatives citoyennes sans but lucratif, de jour comme de nuit, été comme hiver, dimanche et jours fériés inclus. Cap Berriat n’anime pas un réseau fort de centaines d’associations, mais favorise la rencontre, le partage et le dialogue entre les milliers d’individus qui les composent.
Cap Berriat n’est pas une association, Cap Berriat est la réunion de ces centaines d’individualités unies par cette idée constante : de la rencontre nait le dialogue, du dialogue la diversité, de la diversité nait la culture. Il n’existe pas de vaccin contre la jeunesse, pas de plan de relance pour une activité qui ne cesse jamais, pas de solution hydro-alcoolique pour se protéger : il n’y a pas de risque à faire confiance à sa jeunesse…
Faire confiance à sa jeunesse ce n’est pas lui donner les quatre deniers restants après le passage des banques et des multinationales de la bouffe prête à digérer. Faire confiance à sa jeunesse ce n’est pas penser qu’elle se résume à une zone CUCS ou à un RSA d’autonomie qui ressemble à un plan Marshall de temps de crise (mais souvenons nous de l’admiration de notre président pour les présidents républicains aux USA). Belle actu pour la jeunesse avec le plan Marshall-sarko. Cela laisse à rêver sur la jeunesse en crise. Car c’est la crise, c’est sûr. Problème de logement de boulot, diplômé ou non, de confiance, succession de stages soi-disant première expérience professionnelles, précarité grandissante et donc une seule voie possible, l’allocation survie. Beau programme pour notre jeunesse, et surtout beaux espoirs ! Mais qu’à cela ne tienne si elle a ces droits elle doit avoir et surtout des devoirs. La belle affaire, non seulement "t’es fauché avec pas mal d’interrogation sur ton avenir, on va donc te tenir la tête hors de l’eau mais donc t’es redevable ! Heu … de quoi !" Faire confiance à sa jeunesse c’est penser qu’elle est déjà autonome et qu’elle imagine autre chose que « le Travail ou le RSA » dans la vie. Faire confiance à sa jeunesse c’est lui donner la possibilité d’imaginer une autre voie que la précarité, les stages à répétition, les formations diplômantes sur des bassins d’emploi asséché ou une allocation cautionnant et légitimant la misère des enfants de 1990. Faire confiance à sa jeunesse c’est lui donner les moyens d’imaginer et d’innover en la laissant investir les champs politiques et sociaux, en lui fournissant les conditions d’émergence de ses initiatives sur les territoires qu’elle choisit. Ces conditions doivent être réunies urgemment parce que les jeunes aujourd’hui ne reproduiront pas les erreurs que leurs parents ont reproduites en se berçant de l’illusion que dans ce monde incertain l’argent arrangerait tout. Nous l’affirmons aujourd’hui, c’est la rencontre, la confiance et la coopération qu’il faut expérimenter ! Nous l’affirmons aujourd’hui, le politique doit donner sa place à la jeunesse dans la cité. La Cité offre des droits et impose des devoirs. Maintenant que nous assumons nos devoirs, nous revendiquons le respect de nos droits à une vie digne et respectueuse de nos différences ! Cap Berriat : usine à panser les bobos ou à changer les pensées !?
Nous revoilà déjà en septembre et après la pause estivale, la vie culturelle et associative reprend son rythme.
Côté équipement, le projet de la « salle de musiques amplifiées » se dessine à nouveau dans le paysage culturel grenoblois, depuis le 6 juillet dernier, après une inquiétude quant au financement, au moment de la crise.
En effet, Mme Eliane Baracetti - élue à La Culture à La Ville de Grenoble - annonce, dans une interview de grenews en juillet dernier, « une remise fin 2012, un rodage début 2013, pour, sans doute, une ouverture de saison en septembre 2013 ». Ce nouvel équipement viendra alors compléter l’offre culturelle institutionnelle, aux côtés de la MC2, la régie 2C, suivant sa propre ligne éditoriale, autour de toutes les musiques actuelles.
Souhaitons alors que cet aménagement urbanistique compte comme une véritable opportunité de croisements, de rencontres et de coopérations entre les acteurs culturels locaux et nationaux et ce lieu de diffusion !
Dans ce paysage grenoblois, cohabitent toutes les structures, toutes les associations, qui font la richesse de la vie culturelle et du tissu associatif local… Et parmi elles, on compte, bien sûr, les jeunes porteurs de projets du bassin grenoblois. De la danse au théâtre, en passant par les arts plastiques et visuels, l’international et l’interculturel… le flot des activités n’attend pas la rentrée.
Cependant, on note encore des freins au soutien et au développement de certains acteurs culturels, en France ! Citons l’exemple du « Trance Festival » porté par l’association Hadra, qui n’a pas pu avoir lieu cette année, faute de site d’accueil ! Si ces acteurs de la vie locale ne sont pas dans des systèmes de diffusion, ils en ont cruellement besoin ! Pour cela, les passerelles entre eux et les équipements institutionnels sont de véritables leviers - leviers nécessaires mais pas suffisants s’ils ne sont pas accompagnés d’espace de pratiques, de création et de financements … de reconnaissance, en somme !
Côté associatif, l’implantation de la Salle des musiques amplifiés sur le Site Bouchayer-Viallet impose la délocalisation de Cap Berriat. Saisissant cette occasion, l’association a entrepris de coopérer avec les acteurs de la pépinière, et bien d’autres encore, de la ville à l’agglomération, pour faire état des besoins et proposer une forme d’organisation qui permettra d’apporter quelques réponses… « un nouveau lieu pour un nouveau projet » !
S’il en va ainsi, dans une démocratie, que les citoyens s’expriment par le vote, la condition préalable en est la connaissance du projet sur lequel ils sont amenés à se prononcer.
Depuis quelques jours seulement, on nous alarme sur le taux d’abstention prévu et on nous demande juste « d’aller voter parce que l’Europe, c’est important ».
En France, les grands medias nous répètent ce slogan, mais à peine depuis quelques jours ! Comme si avant la période électorale, l’Europe n’existait pas ! Enfin, sauf le temps de la présidence française bien sur !
Qu’en est-il des autres… ? Qu’en est-il des autres statistiques telles que 6 % des jeunes français entre 19 et 29 ans ont confiance en vous ou 16 % des jeunes français entre 15 et 35 ans ont confiance en la politique ou encore 21% des jeunes français entre 19 et 29 ans ne souhaitent pas que la société change*.
Extrait du diagnostic « La participation des jeunes à la vie locale – Mars 2005 ».
La moitié de la France, ou presque, exprime son mécontentement quant aux promesses non tenues :
« l’homme du pouvoir d’achat, du mérite et du gagner plus »…
Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les font même quand elles flattent nos rêves,renforcent nos peurs pour mieux nous vendre l’illusion rassurante de la sécurité et qui font basculer les votes. Et dans ce fatras de séduction, notre jeunesse n’en sort pas souriante et encore moins confiante. Quelle confiance en l’avenir peut avoir la jeunesse, alors qu’elle n’a ni la place ni la reconnaissance qu’elle devrait ? Quand c’est la société toute entière qui tangue dans la tempête financière et sociale, ne serait-ce pas le bon moment pour faire société autrement ?
mais voilà que ce tremblement se prolonge…
se transforme en grondement qui monte…
de la rue vers nos plus hautes instances politiques !
Le débat sur la politique jeunesse a été totalement phagocyté, lors des dernières élections nationales, par le discours sécuritaire qui stigmatise certains comportements pour en faire une généralité. Cela permet, à moindre frais, de faire l’impasse sur les enjeux fondamentaux : emploi, logement, culture, initiatives des jeunes…
"C'est une erreur de considérer que le bon moment de la politique, de la revitalisation du champ social arrive tous les cinq ans. Il arrive tous les matins..."
Miguel Benasayag