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Humeurs

Mix City Grenoble 23 – 29 mai 2010

Mix City Grenoble 23 – 29 mai 2010
Trop souvent les médias nous renvoient une image négative des jeunes : tantôt délinquante, tantôt égoïste ou complètement dépolitisé … Cette vision tranche bizarrement avec la belle image des jeunes dynamiques et souriants diffusée par les publicitaires pour qui les jeunes sont une cible privilégiée… Dans ce contexte et malgré la crise que nous traversons, des actions, des expérimentations, des projets menés par des jeunes naissent à chaque instant. On vous invite à rencontrer et échanger avec 70 jeunes d’Europe et de France qui agissent chacun à leur manière pour transformer leur quartier, leur ville ou leur société… Pendant une semaine venez participez pour partager vos engagements, vos expériences, vos luttes, vos idées, vos utopies, vos doutes et questionnements avec d’autres jeunes, des travailleurs jeunesse et monsieur tout le monde … Pour que jeunesse se fasse plutôt qu’elle se passe ! Parce que « résister c’est créer» et qu’une confrontation vaut mieux qu’un silence… Parce que dans notre village-monde, un problème d’ici a peut-être déjà une réponse ailleurs. Pour ceux qui souhaitent participer à l’évènement de mai, une rencontre est prévue le jeudi 8 avril entre 12h30 et 14h à Cap Berriat, pour qu'on puisse vous présenter un peu plus en détail ce projet et particulièrement le Village des luttes qui se déroulera le 28 mai à la Bifurk. Plus d’infos : http://www.myspace.com/mixcitymedia http://www.mixcity-grenoble.net

C’est au pied du mur…qu’on repousse les murs !

C’est au pied du mur…qu’on repousse les murs !
Nouvelle année, nouveaux projets. Et des projets émergents il y en a beaucoup. Des projets nouveaux, frais, imaginatifs, des projets de passion et passionnant. Un orage rôde depuis longtemps. Cet orage est le manque d’espace d’accueil et de pratique de nos initiatives, pérennes ou émergentes. Pendant que de nouvelles associations voient le jour, les précédentes continuent de mener leurs projets envers et contre tout. Et bien que de nombreux projets immobiliers fleurissent à Grenoble, les espaces pour la pratique et le développement des projets de jeunes se réduisent comme peau de chagrin et seront bientôt l’exception qui confirmera la règle de la disparition systématique des lieux d’expressions et de pratiques citoyennes. Cette pratique a un sens et nous emmène sur la voie de la commercialisation de l’éducation et de la consommation de loisirs. Nous pensons que ce n’est pas un sens unique nous prenons le pari de pousser les murs, le pari de permettre l’innovation et l’émergence mais de soutenir aussi ceux qui agissent déjà ! Parmi les objectifs et les résolutions de cette année Cap Berriat se prête au jeu de l’immobilier et accueille une dizaine d’initiatives supplémentaires dans la pépinière en faisant le pari qu’à force d’intelligence collective et à défaut de gagner des mètres carrés, nous forcerons le passage de l’éducation populaire et de la citoyenneté. Le pouvoir et l’argent détiennent les murs et se demandent où se trouve leur future identité national; nous avons notre identité et nous nous demandons où seront les murs capables de nous accueillir à l’avenir. La bataille est engagée depuis longtemps dans une cuvette exiguë. Une bataille sur nos valeurs, sur nos projets, sur l’existence de la possibilité d’un monde meilleur. Le front est aujourd’hui sur la question symbolique des lieux d’exercice de la citoyenneté des jeunes. Et nous restons convaincus qu’ensemble nous gagnerons cette bataille. Le Conseil d'Administration Cap Berriat

www.cap-berriat.com/lettrecap0210.pdf

« Il faut penser le changement et non changer le pansement » Francis BLANCHE.

« Il faut penser le changement et non changer le pansement » Francis BLANCHE.

C’est bien connu, les jeunes ne s’investissent plus dans la vie de leur cité, celle-ci d’ailleurs ne leur demande pas. Et comme disait ce bon môsieur du débat sur les politiques régionales en faveur de la jeunesse à Bourg-en-Bresse : « je ne comprends pas, nous avons tout essayé ! »

 

Cap Berriat, comme bon nombre d’acteurs socioculturels, ne crée pas de l’activité que pour occuper ces jeunes désœuvrés qui ont les moyens d’avoir le temps de s’ennuyer ; qui ont le temps de se mêler de ces affaires qui ne les regardent pas comme la gestion du quotidien et de la misère par des hommes et des femmes d’Etat malheureusement trop peu compétents et trop peu concernés. On entend parfois : Cap Berriat, usine à bobos ! Il faut dire que ce qui nous intéresse, ce n'est pas l’origine des jeunes (surtout si elle justifie passe-droits et privilèges !), mais avant tout l’énergie qu’ils dégagent, l’avenir qu’ils inventent.

Certains ne peuvent penser la jeunesse qu’au travers de catégories poussiéreuses (jeunes de quartiers VS jeunes bourgeois). Une nouvelle manière de diviser pour mieux régner. Nous sommes fiers de penser que l’intelligence et l’énergie de la jeunesse sont contagieuses, qu’heureusement elles ne s’arrêtent pas aux frontières des quartiers, des revenus, des origines… et tout le Tamiflu du monde n’y changera rien. Cette énergie se trouve chez les jeunes de tous les territoires, de toutes les nationalités, de tous les milieux socio-professionnels. Tous ces jeunes construisent des projets de vie différents, le point commun aujourd’hui et surement demain est et sera leur précarité et leur misère.

Pourtant il n’y a pas des jeunes, il y a une jeunesse, à Villeneuve comme au jardin de ville, à Grenoble, à Dunkerque ou à Bratislava. Des jeunes issus des banlieues bourgeoises dont les parents cadres sup’ et techniciens territoriaux peuvent subvenir aux besoins en télécommunication et aux caprices de leurs chérubins (le club de foot, les cours de musique, l’Iphone ou l’abonnement à Politis) ces jeunes devraient choisir un métier, un vrai : avocat, garagiste ou fonctionnaire, quelque chose d’utile. Oui plutôt que de se soucier des affaires que personne ne peut comprendre, les enjeux globaux et financiers nous dépassant évidemment tous, plutôt que de perdre leur énergie à débattre de décision ou de position politique, plutôt que de réfléchir et d’imaginer des solutions durables, citoyennes, respectueuses d’un idéal démocrate : jeunes bobos levez vous tôt, vendez des voitures!

Cap Berriat n’accompagne pas les jeunes bobos mais panse les plaies de plus en plus profondes que cette époque laisse sur la jeunesse. Cap Berriat ne met pas de locaux à disposition de jeunes consommateurs de loisirs mais permet simplement l’émergence et l’existence d’initiatives citoyennes sans but lucratif, de jour comme de nuit, été comme hiver, dimanche et jours fériés inclus. Cap Berriat n’anime pas un réseau fort de centaines d’associations, mais favorise la rencontre, le partage et le dialogue entre les milliers d’individus qui les composent.

Cap Berriat n’est pas une association, Cap Berriat est la réunion de ces centaines d’individualités unies par cette idée constante : de la rencontre nait le dialogue, du dialogue la diversité, de la diversité nait la culture. Il n’existe pas de vaccin contre la jeunesse, pas de plan de relance pour une activité qui ne cesse jamais, pas de solution hydro-alcoolique pour se protéger : il n’y a pas de risque à faire confiance à sa jeunesse…

Faire confiance à sa jeunesse ce n’est pas lui donner les quatre deniers restants après le passage des banques et des multinationales de la bouffe prête à digérer. Faire confiance à sa jeunesse ce n’est pas penser qu’elle se résume à une zone CUCS ou à un RSA d’autonomie qui ressemble à un plan Marshall de temps de crise (mais souvenons nous de l’admiration de notre président pour les présidents républicains aux USA). Belle actu pour la jeunesse avec le plan Marshall-sarko. Cela laisse à rêver sur la jeunesse en crise. Car c’est la crise, c’est sûr. Problème de logement de boulot, diplômé ou non, de confiance, succession de stages soi-disant première expérience professionnelles, précarité grandissante et donc une seule voie possible, l’allocation survie. Beau programme pour notre jeunesse, et surtout beaux espoirs ! Mais qu’à cela ne tienne si elle a ces droits elle doit avoir et surtout des devoirs. La belle affaire, non seulement "t’es fauché avec pas mal d’interrogation sur ton avenir, on va donc te tenir la tête hors de l’eau mais donc t’es redevable ! Heu … de quoi !" Faire confiance à sa jeunesse c’est penser qu’elle est déjà autonome et qu’elle imagine autre chose que « le Travail ou le RSA » dans la vie. Faire confiance à sa jeunesse c’est lui donner la possibilité d’imaginer une autre voie que la précarité, les stages à répétition, les formations diplômantes sur des bassins d’emploi asséché ou une allocation cautionnant et légitimant la misère des enfants de 1990. Faire confiance à sa jeunesse c’est lui donner les moyens d’imaginer et d’innover en la laissant investir les champs politiques et sociaux, en lui fournissant les conditions d’émergence de ses initiatives sur les territoires qu’elle choisit. Ces conditions doivent être réunies urgemment parce que les jeunes aujourd’hui ne reproduiront pas les erreurs que leurs parents ont reproduites en se berçant de l’illusion que dans ce monde incertain l’argent arrangerait tout. Nous l’affirmons aujourd’hui, c’est la rencontre, la confiance et la coopération qu’il faut expérimenter ! Nous l’affirmons aujourd’hui, le politique doit donner sa place à la jeunesse dans la cité. La Cité offre des droits et impose des devoirs. Maintenant que nous assumons nos devoirs, nous revendiquons le respect de nos droits à une vie digne et respectueuse de nos différences ! Cap Berriat : usine à panser les bobos ou à changer les pensées !?

« Le droit à la culture pour tous … c’est aussi le droit d’en faire… Culture en chantier

« Le droit à la culture pour tous …     c’est aussi le droit d’en faire… Culture en chantier

Nous revoilà déjà en septembre et après la pause estivale, la vie culturelle et associative reprend son rythme.

Côté équipement, le projet de la « salle de musiques amplifiées » se dessine à nouveau dans le paysage culturel grenoblois, depuis le 6 juillet dernier, après une inquiétude quant au financement, au moment de la crise.

En effet, Mme Eliane Baracetti - élue à La Culture à La Ville de Grenoble - annonce, dans une interview de grenews en juillet dernier, « une remise fin 2012, un rodage début 2013, pour, sans doute, une ouverture de saison en septembre 2013 ». Ce nouvel équipement viendra alors compléter l’offre culturelle institutionnelle, aux côtés de la MC2, la régie 2C, suivant sa propre ligne éditoriale, autour de toutes les musiques actuelles.

Souhaitons alors que cet aménagement urbanistique compte comme une véritable opportunité de croisements, de rencontres et de coopérations entre les acteurs culturels locaux et nationaux et ce lieu de diffusion !

 

Dans ce paysage grenoblois, cohabitent toutes les structures, toutes les associations, qui font la richesse de la vie culturelle et du tissu associatif local… Et parmi elles, on compte, bien sûr, les jeunes porteurs de projets du bassin grenoblois. De la danse au théâtre, en passant par les arts plastiques et visuels, l’international et l’interculturel… le flot des activités n’attend pas la rentrée.

Cependant, on note encore des freins au soutien et au développement de certains acteurs culturels, en France ! Citons l’exemple du « Trance Festival » porté par l’association Hadra, qui n’a pas pu avoir lieu cette année, faute de site d’accueil ! Si ces acteurs de la vie locale ne sont pas dans des systèmes de diffusion, ils en ont cruellement besoin ! Pour cela, les passerelles entre eux et les équipements institutionnels sont de véritables leviers - leviers nécessaires mais pas suffisants s’ils ne sont pas accompagnés d’espace de pratiques, de création et de financements … de reconnaissance, en somme !

 

Côté associatif, l’implantation de la Salle des musiques amplifiés sur le Site Bouchayer-Viallet impose la délocalisation de Cap Berriat. Saisissant cette occasion, l’association a entrepris de coopérer avec les acteurs de la pépinière, et bien d’autres encore, de la ville à l’agglomération, pour faire état des besoins et proposer une forme d’organisation qui permettra d’apporter quelques réponses… « un nouveau lieu pour un nouveau projet » !

cap-berriat.com/lettrecap0909.pdf

L’été de tous les projets …Et Toi, tu fais quoi c’été ?

<b>L’été de tous les projets …<b>Et Toi, tu fais quoi c’été ?
EDITO
Cette année encore, l’été prendra bien des formes et des couleurs différentes : entre les traditionnels « farniente au camping « Le beau soleil », tournée européenne des festivals, voyages humanitaires ou interculturels... » et les incontournables « cours de rattrapage et autres travaux forcés... », il y a le reste… Il y a ceux qui passent l’été au même endroit que le reste de l’année !
Dans le contexte morose de toutes les baisses et de toutes les hausses annoncées, baisse du pouvoir d’achat… hausse de la précarité… il y a des jeunes.
En effet, la jeunesse est l’une des principales victimes de l’effet conjugué de la crise et des choix politiques de nos dirigeants. En attendant la mise en place, et les retombées, des mesures prises par le Haut Commissariat à la Jeunesse, il y a une jeunesse en mal d’existence, il y a :
25% des jeunes sous le seuil pauvreté,
23% de chômage des jeunes voire 40% en ZUS
30% de hausse de l’écart de salaire entre jeunes et
anciens sur les 30 dernières années...
Taux de chômage des jeunes multiplié par 6.
C’est dans ce contexte que des jeunes vont passer leur été à attendre des jours meilleurs dans leur quartier.
La canicule est redoutée non pas côté météo mais plutôt côté incendies d’autos dans les quartiers ! Alors l’Etat redouble de vigilance et multiplie les actons en directions des jeunes. Mais les priorités de ces actions s’inscrivent toujours et encore dans le traditionnel « programme anti été chaud », avec son empilement d’activités de loisirs, de sports et de cultures, qui dans cette approche n’en resterait pas moins que de la consommation ! Pourtant, une autre approche de la jeunesse est possible. Travailler avec les jeunes à partir de leur passions, envies, colères et revendications… Mais se mettre dans cette dynamique présuppose des conditions favorables pour pouvoir se projeter, s’imaginer au-delà d’un quotidien problématique… Chaque jeunes doit avoir accès à ces conditions.
Alors plutôt que de colmater les brèches , la stratégie d’évolution de notre société devrait passer par l’accompagnement du changement, et préparer les jeunes à assurer la relève, les soutenir dans ce rôle qui leur incombe.
C’est dans cette logique que Cap Berriat occupera le terrain cet été, avec des espaces d’expressions qui encouragent les jeunes à dire et à faire… sur tout.

L’Europe des uns, l’Europe des urnes

<b>L’Europe des uns, l’Europe des urnes</b>
7 Juin 2009. Elections européennes. Vote… phase indispensable de la construction démocratique d’un espace politique et économique que l’on veut plus social…


S’il en va ainsi, dans une démocratie, que les citoyens s’expriment par le vote, la condition préalable en est la connaissance du projet sur lequel ils sont amenés à se prononcer.


Depuis quelques jours seulement, on nous alarme sur le taux d’abstention prévu et on nous demande juste « d’aller voter parce que l’Europe, c’est important ».

En France, les grands medias nous répètent ce slogan, mais à peine depuis quelques jours ! Comme si avant la période électorale, l’Europe n’existait pas ! Enfin, sauf le temps de la présidence française bien sur !

Qu’en est-il de notre jeunesse ?

Qu’en  est-il de  notre  jeunesse ?
4.2% des jeunes français entre 16 et 29 ans estiment avoir un avenir de société prometteur…

Qu’en est-il des autres… ? Qu’en est-il des autres statistiques telles que 6 % des jeunes français entre 19 et 29 ans ont confiance en vous ou 16 % des jeunes français entre 15 et 35 ans ont confiance en la politique ou encore 21% des jeunes français entre 19 et 29 ans ne souhaitent pas que la société change*.

Des promesses, toujours des promesses…

Des promesses, toujours des promesses…
« Si on pouvait se nourrir de promesses, on serait tous obèses ! Erwan 28 ans ».

Extrait du diagnostic « La participation des jeunes à la vie locale – Mars 2005 ».


La moitié de la France, ou presque, exprime son mécontentement quant aux promesses non tenues :


« l’homme du pouvoir d’achat, du mérite et du gagner plus »…

Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui les font même quand elles flattent nos rêves,renforcent nos peurs pour mieux nous vendre l’illusion rassurante de la sécurité et qui font basculer les votes. Et dans ce fatras de séduction, notre jeunesse n’en sort pas souriante et encore moins confiante. Quelle confiance en l’avenir peut avoir la jeunesse, alors qu’elle n’a ni la place ni la reconnaissance qu’elle devrait ? Quand c’est la société toute entière qui tangue dans la tempête financière et sociale, ne serait-ce pas le bon moment pour faire société autrement ?

C’est la colère qui monte qui monte …

C’est la colère qui monte qui monte …
Le 29 janvier dernier n’aurait pu être qu’un frémissement…

mais voilà que ce tremblement se prolonge…

se transforme en grondement qui monte…

de la rue vers nos plus hautes instances politiques !

www.cap-berriat.com/lettrecap0309.pdf

Etait-ce un premier frémissement ?

Etait-ce un premier frémissement ?
Ce 29 janvier 2009 a été le théâtre de la prise d’assaut populaire de la rue comme lieu de convergence de toutes les craintes, les difficultés et l’espoir que ça change.

Et pour les élections locales?

Et pour les élections locales?

Le débat sur la politique jeunesse a été totalement phagocyté, lors des dernières élections nationales, par le discours sécuritaire qui stigmatise certains comportements pour en faire une généralité. Cela permet, à moindre frais, de faire l’impasse sur les enjeux fondamentaux : emploi, logement, culture, initiatives des jeunes…

 

Voté c’est voté... mais tout n'est pas perdu !

Voté c’est voté...  mais tout n'est pas perdu !
Voilà, on y est, c’est Sarko… Nous n’allons pas nous cacher derrière notre petit doigt : le projet de notre nouveau Président nous inquiète. Nous avons eu l’occasion, pendant la campagne, d’analyser les discours et les projets. Les siens ont toujours positionnés les jeunes comme une simple main d’œuvre à former pour alimenter la grande machine économique, jamais comme des acteurs du changement qui peuvent apporter de nouvelles manières de « faire société ». Quant à sa vision des jeunes des quartiers…
Malgré cette déception, il ne faut  pas baisser les bras. Les vrais changements de société ne se décident pas à l’Elysée mais dans les dynamiques collectives et les possibilités de peser sur les politiques publiques, qu’elles soient nationales ou locales. C’est dans le « faire » que nous devons maintenant investir… sans nous faire trop d’illusion sur la capacité du nouveau pouvoir à comprendre ce que les jeunes peuvent apporter lorsqu’ils agissent en marge des chemins bien balisés des politiques éducatives, d’insertion, de répression…
Il va falloir rester vigilant aux dérives potentielles d’une politique nationale que nous ne pourrons pas ignorer. Serrons-nous les coudes, mobilisons-nous pour faire vivre de nouveaux projets indispensables au renouveau démocratique

Interpeller… et après ?

Interpeller… et après ?
Les périodes de campagne présidentielle sont propices aux interpellations diverses et variées des candidats de la part de toutes les catégories de la population. Nous n’échappons pas à cette volonté légitime de citoyens qui veulent faire reconnaitre leurs points de vue.

Voeux

Voeux

 "C'est une erreur de considérer que le bon moment de la politique, de la revitalisation du champ social arrive tous les cinq ans. Il arrive tous les matins..."

 

Miguel Benasayag

Civisme et précarité

Civisme et précarité
Comme avant chaque année électorale, on voit fleurir les initiatives invitant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales. Beaucoup pensent que cette inscription est automatique. En fait, il faut quand même mieux effectuer une vérification au bureau d’état civil de sa commune de résidence pour être sur de pouvoir voter

Je ne suis pas d'accord...

Je ne suis pas d'accord...
Cette humeur dénonce souvent la quasi discrimination dont sont aujourd’hui victimes les jeunes, notamment en terme d’emploi mais aussi dans tout ce qui touche à leurs modes de vie: pratiques culturelles ou sportives, logement, capacités d’initiatives et d’engagement, expression, comportement,… Pour autant, « les libertés ne se donnent pas, elles se prennent » comme on dit et il ne sert donc à rien de tomber dans la victimisation des jeunes ; ils sont les premiers responsables de leur avenir. C’est l’engagement derrière des revendications légitimes qui permettra de faire évoluer les politiques actuelles, et cela personne ne le fera à la place des jeunes eux-mêmes

" Salauds de jeunes !"

" Salauds de jeunes !"

 - Juin 2006 -

Horreur au dernier tecknival du 1er mai : de jeunes dealers passent les barrages de police avec des chiens qui ont ingurgité de la drogue et qu’ils éventrent ensuite pour la revendre.
Cette information reprise par la plupart des médias écrits et audiovisuels a un défaut : elle est fausse. Après vérification, il s’avère que ce n’est qu’une rumeur qui a circulé.

Festival - forum Merci de déranger : un autre regard sur les capacités des jeunes

Festival - forum Merci de déranger : un autre regard sur les capacités des jeunes

 - Avril 2006 -

Le fait que les jeunes puissent s’exprimer et revendiquer une place dans la cité semble évident… C’est pourtant un combat de tous les instants. Manifestement, notre société, pour de multiples raisons, n’a pas confiance en sa jeunesse. La surmédiatisation de certains événements épisodiques comme la crise des banlieues en novembre dernier a même tendance à renforcer cette peur des jeunes perçus comme irresponsables.
Pas facile dans ce contexte de sortir du discours sécuritaire et de proposer de faire confiance aux jeunes en s’appuyant sur leurs capacités et leur mode de vie.

Combien de temps encore ?

Combien de temps encore ?

 - Janvier 2006 -

Combien de temps encore allons nous attendre avant de réagir collectivement ?
Combien de temps faudra t’il pour que nous prenions le chemin d’un développement non pas harmonieux, nous ne sommes pas utopistes, mais au moins respectueux des diversités et acceptable pour tout un chacun ?

Beaucoup de commentateurs ont noté que l’année 2005 avait été un mauvais cru… Un de plus… Plus personne aujourd’hui, même parmi les plus béas du gouvernement n’oserait dire que, finalement, la France ne va pas si mal, qu’il suffirait d’un peu de labeur, d’un peu moins de fonctionnaires et d’une « positive attitude » (et oui rappelez vous) pour faire redémarrer la machine.

Une régression, une de plus…

Une régression, une de plus…
Il y a quelques semaines, le Ministre de l’Intérieur, Président de l’UMP et par ailleurs candidat à l’élection présidentielle s’est rendu à Lyon. Il a rencontré plusieurs responsables d’associations qui travaillent auprès des jeunes dans des domaines très divers mais qui ont comme point commun de maintenir un minimum de lien social dans des quartiers d’exclusion. Il a été interpellé sur la baisse permanente des moyens financiers et a répondu par une phrase lapidaire : "ce qu'il faut à ces jeunes, c'est des fomations, pas des clubs de poterie".

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