Civisme et précarité
Comme avant chaque année électorale, on voit fleurir les initiatives invitant les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales. Beaucoup pensent que cette inscription est automatique. En fait, il faut quand même mieux effectuer une vérification au bureau d’état civil de sa commune de résidence pour être sur de pouvoir voter
On ne redira jamais assez l’importance de cette inscription malgré le désenchantement actuel et le rejet que suscite souvent la réalité de la vie politique. Mais vous avez sûrement connu autour de vous des personnes non inscrites qui se sont mordues les doigts un certain 21 avril 2002… Rien que pour faire barrage au pire, le vote est déjà un droit qu’il ne faut pas prendre à la légère.
Il faut pourtant bien reconnaître que, malgré les incitations diverses et variées, de nombreux jeunes ne s’inscrivent pas. On peut pourtant difficilement penser qu’ils sont tous des militants anarchistes hostiles au vote… Non, la réalité est plus prosaïque : le fait d’être les premières victimes de ce qu’on appelle encore la crise (depuis 30 ans !) amène ceux-ci à se poser de sérieuses questions sur les capacités des élus politiques, quels qu’ils soient, à faire évoluer positivement leur sort.
C’est pourtant par l’action militante, l’engagement dans des combats collectifs, que les jeunes précaires pourront faire reconnaître leurs droits. C’est la légitimité et la force d’une demande politique adressée aux élus, mais aussi à la société dans son ensemble, qui peut permettre de progresser. Libre ensuite à chacun, par son vote, de déterminer quel candidat pourra le mieux prendre en compte cette demande.
Nous entrons en année électorale disions nous. Ce sera justement l’occasion d’observer et de peser sur les projets en direction des jeunes des différents candidats aux élections nationales dans un premier temps, et locales dans un second temps, en 2008.