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Il ne faut pas détruire la halle Mandrak

Il ne faut pas détruire la halle Mandrak

Le 29 septembre, la Ville de Grenoble a organisé un hommage festif avant la destruction de la grande halle du site Bouchayer Viallet (sur lequel Cap est situé). A cette occasion nous avons diffusé un tract demandant de ne pas detruire la halle dite du Mandrak qui a connu plus de 15 ans d'activité culturelle en squat.

Tract : Il ne faut pas détuire la halle Mandrak 

 

Nous militons depuis le début du programme de réhabilitation de la friche Bouchayer Viallet pour préserver une mixité entre les activités économiques, culturelles, associatives  et d’habitat sur le site : nous avons avancé l’idée de bâtir un prolongement du quartier Berriat plutôt que de créer une zone d’activité coupée de son environnement. Cette proposition a été entendu et a été reprise par l’équipe d’architectes qui a proposé un plan d’urbanisme d’ensemble qui préservait les grands équilibres entre activités.

Ce plan nous semble intéressant dans sa démarche patrimoniale : construction de nouveaux bâtiments et préservation de la mémoire du site à travers la conservation de certains bâtiments ayant une réelle valeur architecturale.

Pourtant nous constatons aujourd’hui que cet équilibre consensuel est remis en cause par de nouvelles décisions prises sans concertation avec notamment la destruction programmée de la halle dite « Mandrak ».

Il n’est pas inutile de rappeler que le bilan de la concertation, approuvé par délibération du Conseil Municipal lors de la création de la ZAC en avril 2004 reprend les propos de Mme Fioraso, chef de projet : « la halle Mandrak doit faire l’objet d’une étude technique approfondie, mais cela ne remet pas en cause sa vocation culturelle (…) ». Le compte rendu de l’étude technique, devant une cinquantaine de personnes,  en janvier 2004 concluait à une « valeur patrimoniale remarquable de la structure métallique du bâtiment » et à un bon état général du bâtiment hormis la verrière. Tous les élus présents se sont alors prononcés pour la préservation (ce qui a été repris dans la délibération municipale).

Quel est l’intérêt de mener une concertation et de prendre des engagements devant les participants et en Conseil Municipal si quelques mois plus tard, en privé, ces engagements sont remis en question ?

Outre la valeur patrimoniale, c’est la part d’activités culturelles et associatives sur le site qui est remise en cause : le Conseil Consultatif de Secteur et la municipalité se sont pourtant prononcés officiellement sur la répartition des espaces : 65.000m2 pour l’activité économique, 20.000 pour les logements et 25.000 pour les activités culturelles et associatives (hors salle festive) : pour ces dernières, on est aujourd’hui loin du compte.

Nous souhaitons que le site Bouchayer-Viallet continue d’être un site de vie, d’imagination quotidienne et non pas un simple pôle économique.
Nous souhaitons que les acteurs et les habitants du quartier soient entendus et respectés.
Nous souhaitons que la halle Mandrak soit conservée et qu’elle puisse abriter un projet culturel associatif.