Le débat sur la politique jeunesse a été totalement phagocyté, lors des dernières élections nationales, par le discours sécuritaire qui stigmatise certains comportements pour en faire une généralité. Cela permet, à moindre frais, de faire l’impasse sur les enjeux fondamentaux : emploi, logement, culture, initiatives des jeunes…
Mais peut-on réellement ignorer les réalités de vie des jeunes ? Sur le mode satirique, l’équipe de Groland, après un petit sketch sur le travail précaire des jeunes et le confort de vie des vieux lance le slogan «Be Vieux!».
En plus de la fracture sociale, la fracture générationnelle est en train de se creuser. En refusant d'en tenir compte, le gouvernement considère que «jeunesse se passe» : les jeunes n’étant que de futurs adultes, pas besoin de prendre en compte leurs spécificités.
Ne nous y trompons pas, notre propos n'est pas d'opposer les jeunes et les vieux mais de dénoncer cette politique conservatrice qui considère que la société, telle qu’elle est aujourd’hui, doit être intégrée par les jeunes plutôt que d’être transformée par eux. Nous ne le répéterons jamais assez : soutenir les initiatives et les engagements de jeunes, c'est soutenir l'esprit de changement, de critique et d’autocritique, la volonté d'agir et de participer; c'est préparer les générations futures, dans tous les cas, à ne pas subir.
Si la politique nationale ne s'engage pas dans cette voie, il est toutefois encore possible d’agir sur les politiques locales. Après tout la démocratie se vit aussi localement pour peu qu'elle soit encouragée par les acteurs politiques et dépasse le simple (mais bon) bulletin dans l'urne. Notre objectif est donc de faire des propositions visant à infléchir les politiques jeunesses dans ce sens.
Ce travail sera partenarial et ouvert à toutes les propositions. Nous vous attendons d'ici les élections municipales du 9 et 16 mars pour en discuter.