- Janvier 2006 -
Combien de temps encore allons nous attendre avant de réagir collectivement ?
Combien de temps faudra t’il pour que nous prenions le chemin d’un développement non pas harmonieux, nous ne sommes pas utopistes, mais au moins respectueux des diversités et acceptable pour tout un chacun ?
Beaucoup de commentateurs ont noté que l’année 2005 avait été un mauvais cru… Un de plus… Plus personne aujourd’hui, même parmi les plus béas du gouvernement n’oserait dire que, finalement, la France ne va pas si mal, qu’il suffirait d’un peu de labeur, d’un peu moins de fonctionnaires et d’une « positive attitude » (et oui rappelez vous) pour faire redémarrer la machine.
La politique libérale de la France, comme de nombreux pays occidentaux, le conservatisme de certains corps sociaux incapables de se réformer, le repli sur soi (ou plutôt devant sa TV), entraînent des dégâts sociaux de plus en plus massifs qui ont abouti au paroxysme de novembre dernier avec ce que l’on a appelé « la crise des banlieues ». Le drame de ces événements, marqués essentiellement par des actes gratuits, est qu’ils n’ont entraîné aucun sursaut positif mais, qu’au contraire, ils n’ont fait qu’accentuer une logique de peur, d’incompréhension… et de montée des idées fascistes qui s’expriment de plus en plus ouvertement.
Soyons clair : les libertés ne se donnent pas, elles se prennent : si notre société va de plus en plus mal, ce n’est pas aux différents gouvernements ou « aux élites » qu’il faut en faire le reproche, c’est à nous tous citoyens qui ne sommes pas encore capables d’imposer une autre direction.
Nous avons toujours été surpris de voir les effets démultipliés que peuvent produire les actions collectives portées par des jeunes acteurs. Il n’y a pas de mystère : c’est en se regroupant, en s’engageant comme acteur de sa ville… ou de la planète, en s’opposant ici et maintenant, en choisissant de revendiquer de nouveaux droits et surtout en étant de plus en plus nombreux à nous engager que nous commencerons enfin a redresser la barre.
N'attendons pas les prochaines éléctions, c'est dès maintenant que nous pouvons agir.
Gilles Rousselot