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Mann'art(e)

 

Un collectif d'associations pour un lieu en devenir...

Un Immense gâchis  (sept 2006)

 

On a déjà longuement parlé du projet de lieu culturel qui est en train de voir le jour au 10 bis rue Ampère. Les associations du collectif Mann’art(e) sont aujourd’hui en phase d’installation malgré les immenses difficultés rencontrées sur à peu près tout et n’importe quoi pour avancer.
Ce dossier, entre inertie et décisions non appliquées, est tellement mal géré par la Ville de Grenoble que la seule question qui vient aujourd’hui à l’esprit est « à qui profite le crime ? ».

Pourquoi avoir systématiquement cherché à faire capoter tout projet sur ce lieu ? Nulle paranoïa dans ce questionnement mais un simple et triste constat au vu d’une succession de faits qui parlent d’eux-mêmes.
On vous épargnera cette longue litanie pour n’évoquer que la cerise sur la tarte à la crème : lors d’une réunion en Mairie au printemps dernier la question du revêtement du sol d’une des 2 grandes salles a été évoqué. Toutes les personnes présentes ; associations, Union de quartier, élus, services techniques, cabinet du Maire, toutes, sans exception, ont convenu qu’il serait stupide de poser un carrelage dans une salle à usage polyvalent. Il a donc été décidé à l’unanimité qu’il n’y en aurait pas dans le cahier des charges de l’entreprise chargée des travaux. Vous devinez la suite : au retour des vacances d’été, nous avons découvert un beau carrelage blanc. Ce qui supprime toute possibilité de donner un cachet artistique à la salle. Mais qui a donc rajouté dans le cahier des charges un carrelage alors que personne n’en voulait et que les budgets de travaux étaient déjà tellement serrés qu’aucune finition n’est faite dans les locaux administratifs ?
Nous avons longtemps pensé que la Ville n’avait pas comprise les possibilités offertes par ce lieu et qu’en conséquence elle faisait de mauvais choix en donnant la priorité à des projets sectorisés au détriment d’un projet global innovant.
Mais, c’est, malheureusement plus grave ; aujourd’hui, il n’y a même plus de choix aussi contestables soient-ils. Il y a un gâchis général d’argent, d’énergie, de temps et en définitive du projet : le lieu a été saucissonné en 3 et même le Maire convient qu’il serait judicieux de ré-ouvrir les portes murées dernièrement ; la régie de la salle noire est aveugle ! pas de vu sur la scène alors que cette erreur grossière avait déjà été commise à la Chaufferie ; une cuisine dans la salle rouge, sûrement achetée chez Leroy merlin, qui n’est pas aux normes d’un usage collectif ; d’immenses parties communes non chauffées ; ce carrelage aberrant… On arrête là mais on en a gros sur la patate : Ce ne sont pas de simples erreurs techniques, ce sont des centaines d’heures de boulot pour rien, d’énergie à revendre épuisée en pure perte, de militants associatifs déconcertés …  Et tout ça sans que personne n’y gagne quoi que ce soit.
Les associations ne baissent pourtant pas les bras devant la bêtise ou les calculs que certains pourraient faire à l’insu de l’intérêt collectif et nous continuerons à les soutenir dans leur volonté de proposer un projet de lieu innovant qui ne soit pas une simple juxtaposition d’intérêts mal définis.
 

Ouverture prévu : septembre 2006<o:p />

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La création du collectif Mann'art est née de la mobilisaton collective de plusieurs associations (une dizaine) sur le devenir de la friche Bouchayer Viallet.<o:p />

Au départ, il s'agissait de s'opposer à un réaménagement du site qui était quasi exclusivement basé sur l'activité économique. Les associations ont poussé à un meilleure prise en compte des dimensions culturelles et associatives. <o:p />

La mobilisation a permis de conserver une vocation culturelle à certains lieux dont les ex locaux du Centre Dramatique national des Alpes.<o:p />

Le collectif Mann'art s'est constitué pour proposer un projet global et ouvert sur ce lieu en se reférant à ce qui se fait dans beaucoup d'autres friches. La Ville de Grenoble n'a pas compris l'intérêt d'une telle démarche et a preferé diviser les lieux. <o:p />

Le collectif est resté mobilisé malgré lers nombreux revers et autres désillusions qui ont marqué ces 3 dernières années. Nous nous acheminons aujourd'hui vers l'ouverture d'un espace dans une partie des anciens locaux du CDNA au mois de septembrel 2006. Les associations qui composent le collectif Drugi Most, Alter Nez, l'Avant Sème, Singulier Pluriel et Hadra (accompagnées par Cap Berriat) pourront travailler dans ce lieu en mettant en avant une démarche de mutualisation et de dynamique collective. Elles doivent normalement bénéficier d'un accès privilégié aux 2 salles pouvant accuillir du public et pourront donc organiser des spectacles et autres evenementiels... A suivre !

 

Tract diffusé lors d'un concert sur le lieu même en octobre 2004 :

 

Mobilisation pour une friche culturelle pluridisciplinaire

   A l'heure de la Nouvelle maison de la culture, faire vivre une culture alternative est une véritable bataille dans notre bonne ville de Grenoble. Beaucoup de lieux ont fermé, d'autres sont en sursis. La vie nocturne grenobloise déjà bien sinistrée risque de se transformer en véritable désert...
 
Grâce à une mobilisation associative sans précédent, nous avons pu obtenir l'ouverture pour un soir d'une nouvelle salle de concert à CEMOI. Elle pourrait préfigurer un projet ambitieux de friche culturelle pluridisciplinaire... L’idée défendue par le collectif d’associations est qu’il est nécessaire de maintenir une unité de projet sur les lieux autour du théatre, de la musique, en créant une association de gestion composée de tous les partenaires : associations, Union de Quartier, Ville…

Mais ce projet est loin d’être gagné. D'autres mouvements se font pour que qu’ils fassent l’objet d'une utilisation plus "classique" et séparée des lieux. Avec pour conséquence encore moins de place pour le travail des compagnies et groupes locaux. Le concert de ce soir est l'occasion de montrer l'utilité d'un lieu comme celui-là sur l'agglomération.

D’autres villes ont permis à des friches industrielles de se transformer en de véritables lieux de vie culturelle, décloisonnées et rajeunies.
Nous voulons nous aussi, à Grenoble un lieu résolument ouvert sur toutes les pratiques culturelles émergentes.  Un lieu convivial, à mille lieux de l’institution culturelle.   
Il reste encore un an pour faire avancer le projet. Nous allons continuer à travailler avec la Ville de Grenoble. Vous pouvez nous rejoindre ou rester informés de l’avancée du projet.